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Comme le printemps ... Le GEMBO 2008

Je vais être honnête et moins « poète » avec vous qu’a l’accoutumée, mais c’est la première fois que j’ai autant de mal à écrire quelque chose sur mon sport préféré. Ce n’est pas une panne d’idée, mais plutôt que la tâche m’est impressionnante. J’ai passé 20 ans (ma jeunesse en fait) à admirer les belles mécaniques construites par cette équipe et, aujourd’hui, il m’incombe la lourde tâche de présenter leur dernière création. Claude, je le connais depuis peu, un an tout juste pour être exact, et c’est au long de quelques rencontres, discussions hivernales, de mails échangés où l’on a plus souvent parlé d’hommes que de machines que j’arrive à ce constat. On peut dire, et penser ce que l’on veut, mais si l’on reste un brin objectif, les automobiles GEMBO sont encore et toujours une référence dans le paysage Français de l’Auto cross. On a parfois tendance à oublier le temps, l’imagination, les connaissances, l’expérience et l’abnégation qu’il faut pour créer une machine de course. Celle-ci réunit ces 5 éléments cités, plus certains autres que j’ai du oublier…

Le GEMBO 2008 est un châssis multitubulaire, construit en 25cd4 et 15cdv6. Il est doté d’un train avant totalement inédit, multi bras, à effet anti-cabrage et anti-plongée sur des débattements de 310mm. Le train arrière est un multi bras, lui aussi avec une épure anti-cabrage et un débattement toujours de 310mm. Les amortisseurs, Reiger, sont placés in-board et actionnés par des basculeurs. La boite de vitesses, autre produit de conception Gembo, est dotée de six vitesses séquentielles, dont les rapports sont interchangeables en 30 minutes en moyenne. Les transmissions à joint homocinétique sont identiques à l’avant et à l’arrière ainsi que les différentiels eux aussi de conception maison. Le freinage est assuré par des étriers AP à 4 pistons. La première « bête » pilotée par Christophe Wilt, équipée d’un Nissan 3500cm3 devrait être présente à St Junien ce week-end. Est-ce un signe, je me souviens qu’en 1993, le « nouveau » Gembo de l’époque faisait son apparition aux mains d’Alain Descombes sur ce même circuit. En tout les cas, la qualité de fabrication est toujours top niveau et digne d’une monoplace de circuit. Puisse le dernier né, faire au moins aussi bien tant en succès qu’en longévité.

C’est tout ce qu’on lui souhaite…

Petit message personnel à Claude. Merci pour tout ce temps passé, pour avoir joué le jeu, merci encore pour ta mémoire sur Joël, Christian, Bruno, Daniel, Christophe et les autres. Comme quoi, les hommes sont bien plus importants que l’on pourrait le croire, dans un sport mécanique…


JAFO